La situation devient de plus en plus préoccupante dans la commune de Bagira, où une série de décès d’enfants suscite une vive inquiétude au sein de la population.
La Nouvelle Dynamique de la Société Civile, noyau de Bagira, tire la sonnette d’alarme face à ce qu’elle qualifie de crise sanitaire silencieuse.
Dans une interview accordée à notre rédaction ce mercredi 29 avril 2026, Bertin Chamikolo Kitwembili, Président de la NDSCI Bagira, affirme que depuis plusieurs semaines, des cas de décès d’enfants âgés de 0 à 6 ans sont signalés dans les dix quartiers de la commune.
Selon lui, les témoignages recueillis sont alarmants et concordants. Les symptômes apparaissent de manière brutale : forte fièvre, maux de gorge intenses et grande fatigue. En l’espace de deux à quatre jours seulement, l’état de santé des enfants se détériore rapidement, conduisant dans certains cas à la mort.
À ce stade, aucun diagnostic officiel n’a encore été établi. Certaines sources évoquent la rougeole, tandis que d’autres parlent d’infections graves de la gorge.
Les quartiers de Mulambula, Cikonyi, Ciriri et Cikera figurent parmi les zones les plus touchées. Toutefois, des cas sont également signalés dans d’autres parties de Bagira, faisant craindre une propagation à plus grande échelle.
Autre source d’inquiétude : l’absence de données fiables. La NDSCI dénonce le manque de collaboration de certaines structures sanitaires privées, accusées de ne pas transmettre régulièrement leurs rapports aux autorités compétentes. Une situation qui complique l’évaluation réelle de l’ampleur de cette crise.
Sur le terrain, les conséquences sont déjà dramatiques. Plusieurs écoles maternelles et primaires enregistrent des pertes d’élèves. Des familles, souvent vulnérables, peinent à faire face aux frais médicaux et funéraires. La peur gagne progressivement la population.
Face à cette urgence, la NDSCI Bagira appelle à une réaction immédiate des autorités sanitaires. Elle plaide pour :
• l’envoi rapide d’équipes d’investigation,
• le contrôle rigoureux des structures de santé,
• la prise en charge gratuite des cas suspects,
• une communication claire et régulière à l’intention des parents.
Elle recommande également la mise en place d’un numéro vert pour signaler rapidement tout nouveau cas suspect.
Enfin, la Nouvelle Dynamique de la Société Civile se dit prête à accompagner les équipes médicales et à renforcer les actions de sensibilisation au sein de la communauté.
Hortence Furaha




