Après une année scolaire marquée par les déplacements des populations, l’insécurité et la précarité, des parents d’élèves de Nyangezi, dans le territoire de Walungu, lancent un appel aux organisations humanitaires et aux personnes de bonne volonté afin de sauver la prochaine rentrée scolaire de leurs enfants.
Les parents d’élèves déplacés et retournés du groupement de Karhongo, à Nyangezi, dans le territoire de Walungu (Sud-Kivu), affirment avoir traversé une année scolaire particulièrement éprouvante. Entre manque de moyens financiers, insécurité persistante et perte de matériel scolaire, beaucoup disent avoir peiné à maintenir leurs enfants sur le chemin de l’école.
Dans un entretien accordé à notre rédaction ce vendredi 3 juillet 2026, ces parents expliquent que les affrontements survenus dans la région les ont contraints à fuir leurs habitations, abandonnant derrière eux leurs biens, y compris les fournitures scolaires de leurs enfants. Une situation qui a fortement perturbé le déroulement de l’année scolaire 2025-2026.
« La guerre est arrivée et tous les enfants ont fui. Lors de notre déplacement, notre maison a été pillée et tous les effets scolaires, notamment les cahiers, les uniformes et les cartables, ont été emportés. Là où nous nous sommes réfugiés, certains enfants ont été victimes d’accidents, ce qui les empêche aujourd’hui de retourner à l’école », témoigne un parent d’élève
Au-delà des conséquences sécuritaires, les difficultés économiques ont également pesé sur les familles. Plusieurs parents affirment ne plus être en mesure de payer les frais de scolarité, contraignant ainsi certains enfants à abandonner les cours avant la fin de l’année.
« Nous avons été lourdement pillés et nous n’avons plus les moyens de financer les études de nos enfants. Nous avons donc été contraints de les laisser à la maison », regrette un autre parent.
À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027, ces familles redoutent une aggravation de la situation si aucune assistance n’est apportée. Elles sollicitent un appui urgent des organisations humanitaires, des autorités et des personnes de bonne volonté, notamment à travers la distribution de kits scolaires, la prise en charge des frais de scolarité et un accompagnement des enfants les plus vulnérables.
« Notre recommandation est de venir en aide aux parents. Nous traversons de très grandes difficultés. Sans soutien, plusieurs enfants risquent de ne pas reprendre le chemin de l’école », plaident-ils.
Pour ces parents, seule une mobilisation rapide des acteurs humanitaires permettra d’offrir à leurs enfants une chance de poursuivre leur éducation dans de meilleures conditions, malgré les séquelles du conflit.
Gabriel ACIRUSHOKOLIRE



