La société civile, noyau du groupement Mudusa, dénonce l’utilisation des enfants dans des carrières d’exploitation des pierres à Kalangwe et Nyagulube, dans cette partie du territoire de Kabare, en province du Sud-Kivu. Cette alerte est contenue dans une dépêche nous parvenue ce jeudi 19 février 2026.
Selon cette structure citoyenne, il est inadmissible que des enfants soient utilisés dans ces travaux pénibles et dangereux, soulignant qu’ils sont exposés à des risques élevés d’accidents mortels.
Elle ajoute que ces actes constituent une violation grave des droits de l’enfant et compromettent sérieusement leur avenir en les privant d’éducation et de protection.
Violation des droits de l’enfant ou survie économique dans les carrières d’exploitation des pierres ?
Certains acteurs sociaux et défenseurs des droits des enfants fustigent l’utilisation des enfants dans des travaux pénibles et dangereux. Ces actes sont visibles dans plusieurs zones de la province du Sud-Kivu.
La Loi n° 09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant est le cadre juridique principal qui protège les enfants contre toutes formes d’exploitation, y compris le travail dangereux ou trop lourd. Cette loi stipule notamment que :
• Tout enfant a droit à une protection spéciale contre le travail qui met en danger sa santé, son éducation ou son bien-être,
• Les enfants de moins de 16 ans ne peuvent pas travailler, sauf autorisation spéciale d’un juge dans des cas très particuliers.
Le Code du travail congolais à sa loi N° 015/2002, il est interdit toutes les pires formes de travail des enfants, c’est-à-dire :
• Travaux susceptibles de nuire à leur santé et à leur développement physique ou mental,
• Travail forcé ou obligatoire, servitude, exploitation ou implication dans des activités criminelles.
« (…) Nous constatons avec indignation l’utilisation des enfants dans ces travaux pénibles et dangereux. Ces enfants sont exposés à des risques élevés d’accidents mortels », lit-on dans cette dépêche.
Notons tout de même que dans le groupement de Karhongo/Nyangezi, des enfants sont visibles sur les chantiers de fabrication de briques, une situation qui expose leur vie.
Interrogés, certains de ces enfants précisent qu’ils travaillent pour assurer leur survie ainsi que celle de leurs familles, une situation que déplorent plus d’un citoyen, pointant du doigt la responsabilité des parents et de la communauté en général dans la protection de l’enfant.
Destruction de l’environnement ou survie économique des paisibles citoyens ?
La société civile, noyau de Mudusa, indique que l’exploitation illicite des pierres dans ces deux entités expose les vies humaines et l’environnement, pour ne citer que cela.
Cette exploitation illégale a des effets néfastes sur l’environnement, notamment les éboulements, l’effondrement des chemins, l’affaiblissement des sols et les glissements de terrain.
« Les dégâts sont déjà visibles, et d’autres pourraient survenir, tels que les glissements de terrain, les éboulements, la dégradation avancée de l’environnement et la pollution de l’air par la poussière, affectant la santé des populations », déplore-t-elle.
Ces actes devraient attirer l’attention des autorités locales afin qu’elles mettent en place des mesures concrètes pour mettre un terme à l’exploitation des enfants dans ces travaux dangereux et stopper l’exploitation illégale des pierres.
Il sied de rappeler que les violations des droits des enfants deviennent récurrentes, certains étant exploités dans diverses activités économiques.
Gabriel ACIRUSHOKOLIRE




