L’Organisation des Nations Unies (ONU) a choisi la date du 6 janvier pour commémorer la Journée internationale des orphelins de guerre. Cette journée vise à sensibiliser l’opinion publique mondiale sur la situation dramatique des enfants qui ont perdu leurs parents à cause des conflits armés.
Selon l’ONU, cette commémoration rappelle la responsabilité collective de protéger ces enfants, souvent oubliés, mais profondément marqués par la violence et l’instabilité.
À ce sujet, Jean Moreau Tubibu, défenseur des droits de l’enfant, souligne que les conflits qui secouent le monde aujourd’hui révèlent, d’une part, des limites des nations dites civilisées et, d’autre part, des réalités extrêmement douloureuses vécues à l’Est de la République Démocratique du Congo. Cette région continue de traverser une période sombre marquée par la guerre, l’insécurité et des violences récurrentes aux conséquences humaines dévastatrices.
Parmi les principales victimes de ces conflits figurent les enfants, notamment les plus vulnérables. Certains sont abandonnés lors des déplacements forcés provoqués par les combats, chaque parent fuyant dans une direction différente pour sauver sa vie. Lorsque les balles sifflent et que les explosions retentissent, il devient souvent impossible de protéger les enfants ou même de savoir où aller. Beaucoup se retrouvent ainsi seuls, livrés à eux-mêmes.
D’autres enfants perdent leurs parents, tués lors des affrontements. Certains sont blessés, traumatisés à vie et privés de protection, d’éducation et de soins de base. Leur avenir se voit compromis dès leur plus jeune âge.
Face à cette situation alarmante, Jean Moreau Tubibu, défenseur des droits humains et membre du groupe Jérémie, lance un appel pressant à la communauté internationale. Il exhorte le monde entier à ne pas détourner le regard de ces enfants victimes des conflits armés et à renforcer urgemment les mécanismes de protection afin de garantir leur sécurité, leur dignité et leur avenir.
Il appelle également à une prise de conscience collective en faveur des enfants orphelins, abandonnés et déplacés par la guerre, rappelant qu’il s’agit de l’une des réalités les plus tristes à entendre pour toute personne animée de compassion et d’humanisme.
Jean Moreau Tubibu recommande aux belligérants de faire taire les armes, de privilégier le dialogue et d’œuvrer pour le retour de la paix. Selon lui, seule la paix permettra à ces enfants de retrouver leur place au sein de la famille et à l’école.
Il invite enfin les familles, ainsi que les organisations humanitaires telles que le CICR et le HCR, à renforcer leur prise en charge des enfants victimes de la guerre. Dans plusieurs camps de réfugiés, ces enfants manquent cruellement d’eau potable, de nourriture, de vêtements et de soins, et beaucoup souffrent de malnutrition.
Hortence Furaha




