La Synergie des Médias pour l’Union des Forces (SYMUF) s’indigne du récent drame survenu à Kinshasa, où un médecin a exercé des violences physiques et verbales sur une femme en plein accouchement à l’Hôpital Général de Kinkole, situé dans la capitale congolaise.
Dans une déclaration rendue publique ce lundi 30 mars 2026, cette structure souligne que ce drame met en lumière une réalité bien plus profonde et préoccupante dans plusieurs maternités de la République Démocratique du Congo.
En tant qu’organisation de défense des droits des femmes, la SYMUF condamne fermement ces actes, souvent commis dans un contexte de silence et d’impunité.
« L’acte commis par le Dr David Balanganayi touche toute la société. La vidéo qui a circulé sur les réseaux sociaux devrait susciter une indignation légitime. En tant qu’organisation de défense des droits humains, nous fustigeons cet acte », a déclaré Espérance Wabatinga, assistante au programme de la SYMUF/Bureau de Bukavu.
Selon elle, dans de nombreuses structures sanitaires de la République Démocratique du Congo, des femmes subissent quotidiennement ce que l’on appelle des « violences obstétricales ». Une situation qui devrait interpeller chaque citoyen quant au respect de la dignité de la femme.

La SYMUF recommande notamment l’amélioration des équipements et des infrastructures hospitalières, l’adoption d’une loi spécifique contre les violences obstétricales, ainsi qu’une meilleure prise en charge et valorisation du personnel soignant.
Il sied de rappeler que, depuis le vendredi 27 mars, des poursuites judiciaires ont été engagées devant le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Kinkole contre le médecin impliqué, le Dr David Balanganayi Kayembe, poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation. Par ailleurs, le caucus des jeunes du Réseau des femmes leaders africaines exige désormais l’adoption d’une loi contre les violences obstétricales.
Gabriel ACIRUSHOKOLIRE



