Dans plusieurs entités rurales, dont le groupement de Karhongo, en territoire de Walungu, le manque d’encadrement des enfants constitue un problème sérieux qui met en danger leur sécurité et leur développement, surtout en cette période de crise, a indiqué Guillaume Munguakokwa, défenseur des droits de l’enfant et coordonnateur de la Dynamique des Jeunes pour le Progrès et l’Avenir (DJPA ASBL), lors d’un entretien accordé à notre rédaction ce vendredi 25 avril 2026.
Selon lui, ces derniers temps, des enfants perdus sont ramassés ici et là dans les villages, une situation particulièrement préoccupante, surtout que les plus vulnérables sont les enfants de moins de trois ans, incapables de se protéger seuls.
Il souligne que de nombreux enfants sont laissés sans surveillance suffisante.
« Les parents, souvent occupés par les travaux champêtres, les activités commerciales ou d’autres responsabilités quotidiennes, n’ont pas toujours le temps nécessaire pour s’occuper de leurs enfants. Ce manque de suivi expose les tout-petits à plusieurs risques, notamment celui de se perdre », a-t-il indiqué.
Il poursuit en expliquant qu’à cet âge, un enfant ne connaît pas bien son environnement et peut facilement s’éloigner sans retrouver son chemin.
« L’absence de structures adaptées, comme les crèches ou les centres d’encadrement communautaires, aggrave cette situation. Sans encadrement organisé, les enfants passent la majeure partie de leur temps à jouer seuls ou avec d’autres enfants, sans la présence d’un adulte responsable. Cela augmente non seulement les cas de disparition temporaire, mais aussi les risques d’accidents domestiques ou de blessures », a renchéri Guillaume Munguakokwa.
Face à ce problème, ce défenseur des droits de l’enfant estime qu’il est important que la communauté prenne des mesures concrètes, notamment à travers la sensibilisation des parents à l’importance de la surveillance des jeunes enfants, surtout ceux de moins de trois ans.
De plus, la mise en place de structures communautaires d’accueil et d’encadrement pourrait aider à assurer leur sécurité.
Il invite les autorités locales et les organisations communautaires à jouer pleinement leur rôle en soutenant des initiatives visant à protéger les enfants.
Il sied de noter que le non-encadrement des enfants à Karhongo représente un véritable danger, en particulier pour les plus jeunes. Il est urgent d’agir collectivement afin de garantir leur sécurité et de leur offrir un environnement propice à leur bon développement.
Dorcas Balike




