Plusieurs retraités de la province du Sud-Kivu, bénéficiaires des prestations de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), dénoncent le non-paiement de leurs pensions depuis quatre trimestres, soit près d’une année entière.
Dans une note de plaidoyer rendue publique ce mercredi 3 juin 2026, la Dynamique d’acteurs pour les questions de la patrie (DYNAP) affirme avoir été saisie par ces retraités, dont plusieurs sont des personnes du troisième âge dépendant essentiellement de leur pension pour assurer leur subsistance.
Selon cette organisation, ces retraités, dont la plupart souffrent de maladies chroniques, comptent sur ces revenus pour se procurer des médicaments et couvrir leurs besoins essentiels. Ils disent traverser des conditions de vie particulièrement difficiles alors que ces revenus constituent un droit acquis.
Pour la DYNAP, il est inconcevable qu’au moment où le Kivu fait face à une grave crise sécuritaire et humanitaire, ces retraités soient privés de ressources auxquelles ils ont légalement droit.
« La DYNAP a été saisie par plusieurs personnes retraitées du Sud-Kivu, bénéficiaires des prestations de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Elles dénoncent le non-paiement de leurs pensions depuis une année entière, sans percevoir les revenus auxquels elles ont droit », a indiqué Sylvano Safari, coordonnateur de la DYNAP.
Cette structure demande à la CNSS d’étudier d’autres mécanismes permettant aux retraités de percevoir leurs pensions malgré le contexte actuel. Elle cite notamment le recours à Airtel Money ou à d’autres moyens sécurisés de transfert d’argent.
La DYNAP appelle également les autorités compétentes à agir en urgence afin de soulager la détresse de ces retraités qui, poursuit-elle, après avoir servi le pays pendant de longues années, ne devraient pas être condamnés à la précarité en raison de la guerre.
« Si la procédure habituelle exigeait la présence physique des bénéficiaires pour le paiement des pensions, le contexte que connaît actuellement le Kivu, marqué par l’insécurité, les déplacements de populations et les difficultés de fonctionnement du système bancaire, impose la mise en place de solutions exceptionnelles », a conclu Sylvano Safari.
Gabriel ACIRUSHOKOLIRE




