Dans le cadre de son projet «Wote Shuleni» l’organisation internationale Street Child lance une formation de trois jours sur la parentalité responsable et la masculinité positive. Elle a débuté ce jeudi à Kamanyola et Nyangezi. Cette session a eu lieu du jeudi 26 au samedi 28 février 2026. Elle a réuni les membres des AVEC, des COGES ainsi que les animateurs des Écoles Amies des Enfants (EAE).
Selon les organisatieurs, l’objectif est de promouvoir des comportements responsables et égalitaires afin de réduire les violences et favoriser une cohabitation harmonieuse dans les familles et les communautés.
Street Child vise à renforcer les capacités des acteurs communautaires afin qu’ils deviennent des relais de sensibilisation sur la parentalité responsable et la masculinité positive dans leurs milieux respectifs.

A cet effet, Street Child tient également à un engagement pour la protection de l’enfant et de la famille à travers cette formation.
Animée par Benjamin Kalegalire venu de Goma les matières ont été axées sur les notions essentielles liées de la lutte contre les violences et aux relations sociales. Il s’agit notamment du sexe, genre, de la violence, de la violence basée sur le genre (VBG), du stéréotype et du préjugé.
Compréhension des concepts
Des échanges ont permis aux participants de mieux comprendre les différences entre le sexe et le genre social, ainsi que l’impact des stéréotypes et des préjugés dans la société.
Le formateur est devenu en plus sur les six principaux types de violences basées sur le genre (VBG) présents dans les communautés à citer le viol, l’agression sexuelle, l’agression physique, l’agression psychologique, le mariage forcé, le déni des ressources, des opportunités et des services.
Les causes et facteurs des violences
Plusieurs les causes et facteurs favorisent les violences multiformes dans la communauté. Ils sont entre autre l’insécurité, le non-respect des droits humains, l’impunité, l’ignorance de la loi et la consommation de drogues.
Conséquences négatives des violences basées sur le genre
Les échanges ont mis en lumière plusieurs conséquences négatives des violences basées sur le genre à différents niveaux :
a) Chez la victime
-Perte de l’estime de soi,
-Divorce ou rupture familiale,
-Manque de ressources.
b) Chez l’auteur
-Rejet par la communauté,
-Perte des moyens de subsistance.
c) Au niveau communautaire
-Conflits entre familles,
-Dégradation du vivre-ensemble.
d) Profils les plus exposés
-Les femmes dans leurs foyers,
-Les élèves,
-Les femmes et les hommes en milieu professionnel,
-Les domestiques,
-Les stagiaires.

Les enseignements ont également porté sur la compréhension des normes sociales, des stéréotypes et de la socialisation des femmes, des filles, des hommes et des garçons.
Les organisateurs souhaitent voir les participants mettre en application les acquis de cette formation afin de prévenir les violences, de protéger les enfants et de promouvoir une culture de paix et de respect mutuel dans les communautés de Kamanyola et Nyangezi.
Dorcas Balike Christelle




