Le non accompagnement des associations villageoises d’épargne et de crédit (AVEC), ainsi que le non-accès aux soins de santé par manque de moyens financiers, font partie des difficultés qui bloquent la résilience des femmes à Nyangezi et Walungu en général.
Dans une interview accordée à votre rédaction ce samedi 7 mars 2026, Marcelline Naweza Lukunja, coordinatrice de l’organisation féminine Amka Mwanamke ASBL, fait savoir que depuis l’escalade des conflits armés dans la province du Sud-Kivu, plusieurs femmes du groupement de Karhongo traversent de nombreuses difficultés, notamment : la perte des moyens de subsistance, le manque de protection, d’abris sûrs et d’accès aux services de santé, ainsi que les violences sexuelles, pour ne citer que cela.
Une situation qui bloque leur résilience en cette période de crise où la communauté est invitée à faire preuve de résilience face aux défis qui secouent la province.
« Nous pouvons dire que les difficultés sont nombreuses comme : sur le plan économique, l’absence des AVEC, coopec,etc les femmes de Karhongo ne trouvent pas le moyen pour subvenir à leurs besoins voire cultiver les champs sur le plan sanitaire, les femmes de Karhongo ont du mal à accéder aux soins primaires suit au manque de moyen financier,et aussi plusieurs femmes sont traumatisées suite aux conditions de vie quelles traversent, tout ceci bloque leur résilience», a-t-elle indiqué.
Cette défenseuse des droits des femmes appelle les personnes de bonne volonté et les organisations humanitaires à intervenir en urgence afin que ces femmes bénéficient d’une assistance pouvant leur permettre de subvenir à leurs besoins élémentaires.
« Surtout que nous célébrons le mois de la femme,que toute personne de bonne volonté et organisations humanitaires assistent les femmes de Karhongo afin de leur redonner sourire », recommande-t-elle.
Il sied de rappeler qu’en ce mois de la femme, plus d’un citoyen estime que le regard devrait se tourner vers ces milliers de femmes qui vivent dans la précarité économique et sous le poids de normes socioculturelles discriminatoires.
Gabriel ACIRUSHOKOLIRE



