Le sous-village de Cirhambi, situé dans le village de Buhozi, groupement de Mudusa, chefferie de Kabare, dans la province du Sud-Kivu en RDC, fait face à une grave crise humanitaire après une nouvelle vague de catastrophes naturelles survenue dans la nuit du 1er janvier 2026.
Dans une dépêche reçue ce jeudi 14 janvier 2026, Alain Ashuza, secrétaire rapporteur de la Société civile forces vives du groupement de Mudusa, indique que ce drame vient aggraver une situation déjà extrêmement précaire dans la zone.
Pour rappel, en avril 2024, le sous-village voisin de Luhorhe avait été frappé par un important glissement de terrain, causant le déplacement de plus de 1 200 personnes. Ces sinistrés, ayant perdu leurs maisons et leurs biens, avaient trouvé refuge à Cirhambi, accueillis par des familles locales dans un élan de solidarité.
Cependant, dans la nuit du 1er janvier 2026, un nouvel éboulement de terrain a frappé directement Cirhambi, provoquant le déplacement de plus de 207 ménages supplémentaires. Cette catastrophe survient alors que les familles d’accueil hébergeaient déjà des déplacés venus de plusieurs territoires, notamment Ngweshe, Kabare, Kaziba, la plaine de la Ruzizi et Kalonge, accentuant ainsi la pression sur les ressources locales.
D’après la société civile locale, aucune assistance humanitaire ni de la part des ONG ni des autorités publiques n’a encore été enregistrée sur le terrain. Le bilan humain est déjà lourd : cinq décès ont été confirmés à la suite de cette seconde catastrophe.
Les besoins humanitaires sont immenses et urgents :
- une pénurie aiguë de nourriture ;
- un manque criant d’abris pour les familles déplacées ;
- un accès très limité à l’eau potable;
- l’absence de soins médicaux adéquats, exposant les populations à des maladies.
La société civile alerte également sur un risque élevé de nouvelles pertes en vies humaines si aucune action urgente n’est entreprise.
Face à cette situation dramatique, la Société civile du groupement de Mudusa lance un appel pressant :
Aux organisations humanitaires, pour une assistance immédiate en vivres, abris, soins de santé et vêtements ;
Aux autorités locales, provinciales et nationales, afin de mettre en place des solutions durables, notamment le relogement sécurisé des sinistrés, le suivi médical et les actions d’assainissement ;
Aux partenaires techniques et scientifiques, pour la réalisation d’études géotechniques préventives, en vue de réduire les risques de futurs glissements de terrain et de protéger durablement les populations.
Sans une intervention rapide et coordonnée, préviennent les acteurs locaux, la situation pourrait évoluer vers une catastrophe humanitaire majeure dans cette partie du territoire de Kabare.
Hortence Furaha




