À l’occasion de la commémoration de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque 8 mars, plusieurs organisations saluent la résilience des femmes en cette période de crise et appellent à leur inclusion dans la gestion publique ainsi qu’à leur autonomisation économique.
Pour cette occasion, plusieurs organisations ont adressé leurs messages de soutien à la promotion des droits des femmes et à la défense des droits fondamentaux des filles et des femmes.
Promotion de l’autonomisation économique et inclusion des femmes
Selon Gabriella Munkwa, coordinatrice de l’organisation Journalistes pour la Promotion de la Démocratie et des Droits Humains (JPDDH), la participation effective des femmes dans les processus de prise de décision, dans les dynamiques économiques ainsi que dans les processus de paix et de résolution pacifique des conflits constitue un levier essentiel pour renforcer la démocratie, consolider la paix et favoriser un développement durable, indique son communiqué.
Cette structure souligne que les femmes continuent de subir de plein fouet les conséquences de la guerre.
« Les déplacements massifs de populations, la perte des moyens de subsistance et les violences basées sur le genre affectent particulièrement les femmes et les filles. »
La résilience des femmes, une force en cette période de crise
La JPDDH ajoute que, malgré les difficultés, les femmes demeurent au cœur de la résilience des communautés et jouent un rôle déterminant dans la reconstruction sociale et économique des territoires affectés par les conflits.
Du côté de Laprunelle RDC, la commémoration de cette journée, particulièrement à l’Est du pays, constitue un moment de reconnaître le courage, la résilience et les contributions des femmes congolaises au développement social, économique, culturel et politique du pays.
Cette structure rappelle également la nécessité d’intensifier les actions collectives pour garantir l’égalité des droits, la justice sociale et l’autonomisation durable des femmes et des filles, particulièrement celles vivant dans les zones affectées par les conflits.
« (…) L’égalité entre les femmes et les hommes ainsi que la protection des droits fondamentaux des filles et des femmes constituent des leviers essentiels pour la paix durable, la cohésion sociale et le développement durable en RDC », précise ce document de Laprunelle RDC.
Heri Bahizire Gentil, Directeur de la radio communautaire la Colombe pour sa part estime que les femmes doivent faire preuve de leurs capacités intellectuelle et physique sur tous les plans et à tous les niveaux afin de valoriser leurs droits.
« C’est une occasion en or pour les femmes de prouver à la face du monde leur force multiforme et multidimensionnelle susceptible de valoriser leurs droits. Aux hommes également de soutenir les femmes en vue de construire une société équilibrée, prospère et harmonieuse où la considération et l’amour du prochain sont le pivot d’une égalité et la protection des femmes et filles », a-t-il indiqué.
8 mars, un moment de rappel aux femmes et aux filles ?
La commémoration de la Journée internationale des droits des femmes est un moment de plaidoyer, de sensibilisation, d’accompagnement et de promotion des actions en faveur des droits des femmes dans tous les domaines.
De son côté, l’Association pour la lutte contre le tribalisme et les conflits ethniques en RDC (AFATEC RDC ASBL) rappelle aux femmes et aux filles que la célébration de cette journée ne se limite pas aux symboles, aux couleurs ou aux vêtements portés, mais qu’elle vise également à rappeler la valeur de la pensée, du courage et de la vision des femmes et des filles.
« Profitons de ce mois pour renforcer notre confiance en nous, cultivons le respect de soi et continuons à bâtir un avenir meilleur pour nous-mêmes, nos familles et notre communauté », a conseillé Germaine Kitungano, coordinatrice d’AFATEC RDC ASBL.
Il sied de rappeler que cette journée a été commémorée sous le thème : « Droits- Justice-Action pour toutes les femmes et les filles ».
Gabriel ACIRUSHOKOLIRE




