Le Mouvement des Sociétés Civiles du Congo (MSCO), à travers sa coordination territoriale de Kabare, lance un appel pressant à la solidarité nationale et internationale en faveur des populations déplacées internes, victimes des conflits armés persistants dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Depuis plusieurs mois, des affrontements armés récurrents dans la région ont contraint des milliers de familles à fuir leurs villages d’origine, abandonnant maisons, biens et moyens de subsistance. Ces populations vivent aujourd’hui dans des conditions extrêmement précaires, marquées par un manque criant de ressources essentielles.
Selon le MSCO, les besoins humanitaires les plus urgents concernent notamment l’accès à la nourriture, à l’eau potable, aux soins de santé de base, aux abris, ainsi qu’aux services d’assainissement et d’hygiène. La situation est d’autant plus préoccupante en ce qui concerne la protection des femmes, des enfants et d’autres personnes vulnérables.
Le cri d’alarme est particulièrement lancé pour le village de Kadjucu, situé dans le groupement d’Irhambi Katana, en territoire de Kabare, province du Sud-Kivu. Cette zone abrite deux aires de santé principales, à savoir l’aire de santé de Kadjucu et celle d’Ihimbi, qui font face à une pression humanitaire sans précédent.
En effet, ces structures accueillent non seulement la population locale estimée à plus de 7 700 ménages, mais également plus de 13 000 déplacés de guerre en provenance des Hauts Plateaux de Kalehe, notamment des localités de Katasomwa, Cigoma, Citendebwa, Bushaku 1 et 2, Kamishange, Mwamiwidjui, Citazurwa et Cihombehombe.
Ces déplacements massifs sont la conséquence directe des affrontements ayant opposé les éléments de l’AFC-M23 aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les groupes d’autodéfense dits Wazalendo.
Face à cette situation jugée alarmante, le MSCO appelle à une mobilisation urgente des organisations humanitaires nationales et internationales, des autorités compétentes, des agences du système des Nations Unies, ainsi que des partenaires techniques et financiers.
L’organisation plaide pour une intervention rapide, coordonnée et multisectorielle, notamment dans les domaines de la sécurité alimentaire, de la santé, de l’eau, hygiène et assainissement (WASH), des abris et de la protection, afin de sauver des vies humaines et restaurer la dignité des communautés affectées.
Le MSCO se dit disposé à collaborer avec tous les acteurs engagés dans la réponse humanitaire, afin d’apporter une assistance adaptée aux besoins réels des populations sinistrées.
« La solidarité est un devoir. L’assistance humanitaire est une urgence », insiste la coordination territoriale.
Dorcas Balike




