Le Conseil Urbain de la Jeunesse de Bukavu (CUJ) dénonce les coupures répétées de la connexion des réseaux Airtel et Orange dans la ville de Bukavu en particulier, et dans la province du Sud-Kivu en général. Cette dénonciation est contenue dans correspondance adressée au Directeur Provincial de la maison Airtel ce 19 janvier 2025 et dont une copie exploitée par la rédaction de la Radio Communautaire la Colombe.
Dans ce document, cette structure de représentation de la jeunesse à Bukavu souligne que les dysfonctionnements récurrents des réseaux Airtel, Orange et Vodacom constituent une perturbation majeure des activités quotidiennes de la population locale, en particulier celles des jeunes. Ces derniers vivent déjà dans des conditions difficiles, alors que la communication demeure un outil essentiel pour faire face aux nombreux défis auxquels ils sont confrontés.
Le Conseil Urbain de la Jeunesse de Bukavu indique que la population locale, composée majoritairement d’étudiants, de jeunes entrepreneurs, d’acteurs du numérique, de chercheurs d’emploi et d’innovateurs se heurte à des obstacles liés à la mauvaise qualité, voire aux coupures intempestives de la connexion Internet. Une situation qui handicape sérieusement leurs activités socio-économiques.
«(…)Or, les dysfonctionnements récurrents du réseau Airtel ce dernier temps, constitue un frein majeur à l’épanouissement et à l’inclusion du numérique des jeunes Bukaviens qui vivent dans une situation difficile actuellement », peut-on lire dans ce document.
Innocent Majaliwa, Vice-Président et Président ad intérim du CUJ-Bukavu, ajoute que malgré les efforts consentis par les abonnés pour l’achat de forfaits et de recharges, la qualité des services offerts par les maisons de télécommunications demeure décevante au regard des attentes légitimes des utilisateurs, créant ainsi frustration, découragement et exclusion numérique.
Le Conseil Urbain de la Jeunesse de Bukavu appelle les maisons de télécommunications Airtel, Orange et Vodacom à prendre des mesures urgentes afin d’améliorer la qualité de leurs services. À défaut, il se réserve le droit de saisir les autorités compétentes pour que les droits des abonnés soient pleinement respectés.
« À défaut de non respect de notre plaidoyer dans un délai favorable, le CUJ-BUKAVU se réserve le droit de saisir les autorités compétentes afin que les droits des abonnés soient pleinement respectés », conclut-il.
Il sied de rappeler que, les perturbations de la connexion internet dans certaines parties de la province du Sud-Kivu sont devenues récurrentes, une situation qui inquiète plus d’un observateur sur le respect des droits des abonnés des différentes maisons de télécommunications.
Gabriel ACIRUSHOKOLIRE




