Créée en 2015 par l’Organisation des Nations Unies, la journée internationale de l’élimination des violences sexuelles en temps de conflit, est célebrée chaque le 19 Juin. Elle vise à sensibiliser et mobiliser contre l’usage des violences sexuelles comme arme de guerre. C’est pour rappeler les parties prenantes aux conflits que ces crimes constituent des violations graves du droit international, pouvant être qualifiés de crimes contre l’humanité ou de génocide.
En marge de cette journée, le Professeur d’universités et expert en études de genre, Mugisho Ndabuli Théophile tire la sonnette d’alarme suite aux exactions que subissent les femmes en période des conflits.
Se confiant au reporter de la radio communautaire la Colombe FM ce vendredi 19 Juin 2026, notre source indique que les femmes souffrent beaucoup, surtout quand il ya guerre dans une région.
Elles constituent la visée des belligérants sur le plan physique et mental pour détruire leurs familles, à les détruire comme êtres humains, et à détruire leurs communauté regrette l’initiateur de l’Organisation Congolese Females Action for Promotion Rights and development (COFAPRI).
« Quand on détruire une femme, c’est toute une communauté qu’on a détruit, ses enfants n’auront plus une bonne vie dans le futur. Sont des femmes qui éduquent nos enfants, prenons conscience », affirme t-il.
Il insiste sur la néd’éradiquer ces violences qui affectent la vie de milliers de femmes qui pourtant jouent des rôles capitaux dans chaque communauté.
S’adressant directement aux belligérants, le Professeur Mugisho Ndabuli martèle qu’il est impérieux que les femmes soient sécuriser de partout où elles peuvent être.
« Vous les autorités et vous les autres, tous qui êtes faiseurs des guerres, eeh oui! La guerre, c’est une guerre pour la population basse, mais c’est un bon travail, un bisness pour des gens qui l’orgnise. Ils en bénéfient, ils deviennent des milliardaires suite à des guerres qu’ils font. Mais devenir milliardaires sous le sang de nos mamans, nos femmes, nos filles, soeurs,… Ça ne vaut pas la peine ».
Dans son cri d’alarme, il veut obtenir l’éveil de conscience de parties en conflits, et savoir si eux seraient vraiment tranquilles si les femmes victimes des violences sexuelles et autres formes des violences en période de conflits armés étaient les leurs.
« Si ces femmes étaient vos filles, vos mères, vos femmes, vos grand-mères,…serez-vous alaises, contents, allez-vous apprécié ?
Si vous dites Non, sentez que ces femmes que vous abusez pour vous enrichir sont des femmes qui ont droit à la vie, à la sécurité physique et morale », insinue le Professeur Mugisho Ndabuli.
Notre source affirme qu’aucune société au monde ne s’est développée sans la participation des femmes.
D’où il appelle les faiseurs des guerres à la paix et la sécurité pour les femmes et estime que des résultats très positifs seront enregistrés quand au développement.
« Vous les faiseurs des guerres, donnez la paix à la femme, elle va se développer, développer ses enfants, sa famille et toute la société; et les hommes vont en bénéficier aussi ».
Cet expert en études de genre regrette du fait les hommes actifs dans des conflits armés tuent, fusillent et machettent les femmes. Une pratique selon notre expert, qui contribue à une régression regrettable du développement des communautés habitant dans des zones secouées par des conflits armés.
Le Professeur Mugisho Ndabuli tend ainsi la main à tous leaders d’opinion (prents et religieux), acteurs des organisations locales et internationales ainsi que les politiques à se mobiliser comme un seul homme pour dire non à ces abus macabres orientés contre la femme.
Il reste optimiste que si ces guerres, atrocités et guéguerres armées prennaient fin, les filles pourraient regagner le chemin de l’école, une voie qui les ouvrirait le chemin de la vie pour devenir des mamans instruites capables de répondre à leurs obligations, celles de leurs familles, et de la société en générale.
Cette option boosterait le développement.
Le Professeur Mugisho affirme que dans les zones secouées par des conflits armés, les violences sous toutes ses formes se multiplient, touchant au premier plan les femmes, donnant ainsi place au sous développement communautaire. Il estime que la restauration de la paix et la sécurité, pourait permettre aux investisseurs et acteurs de développement à remonter les indicateurs.
La prise de parole du Professeur Mugisho sur la situation des femmes dans des zones à conflits armés, intervient pendant que la République Démocratique du Congo occupe la tête du fils du Soudan, Somalie, Myanmar, Haïti, qui ensemble ont recensés en 2025 près de 9 800 cas de violences sexuelles liées aux conflits, parmis ces cas on note 1 779 enfants victimes.
Parmis ces cas des violences sexuelles, les viols collectifs, esclavage sexuel, mariages forcés, traite d’êtres humains y sont inclus.
La journée internationale de l’élimination des violences sexuelles en zone des conflits est de célebrée cette année 2026 sous le thème: « protection des enfants victimes ».
Ézéchiel Mushagalusa



