Dans la ville d’Uvira, le Collectif syndical des professionnels de santé de l’axe sud du Sud-Kivu a dressé, samedi 25 avril, un constat alarmant des conditions socio-professionnelles de ses membres.
Lors d’une Assemblée Générale ordinaire tenue dans la grande salle de l’Institut Technique Médical (ITM-Uvira), en présence de plusieurs acteurs du secteur, les participants ont dénoncé une accumulation de problèmes non résolus depuis plusieurs mois, voire plusieurs années.
Ces professionnels de santé revendiquent notamment le non-paiement de la prime de risque, la non-bancarisation de nombreux agents, ainsi que des arriérés de salaires qui s’étendent sur plusieurs mois.
Ils ont également soulevé le cas des agents ayant assuré des remplacements mais qui, à ce jour, ne perçoivent aucune rémunération.
À cela s’ajoute la situation des agents dont les listes de paie avaient été gelées et qui, jusqu’à présent, n’ont jamais été dégelées, les privant ainsi de leurs droits. Le collectif a également évoqué le cas des nouvelles unités qui travaillent sans être officiellement prises en charge par l’État.
L’ensemble de ces griefs a été porté à l’attention des autorités provinciales, entre autres le gouverneur de province, le ministre provincial de la Santé ainsi que la division provinciale de la santé, accusés d’inaction face à ces préoccupations persistantes.
Selon eux, ces démarches s’inscrivent dans la continuité d’un plaidoyer engagé depuis l’année dernière, resté jusqu’ici sans suite favorable. Les professionnels de santé disent ainsi vouloir intensifier la pression afin d’obtenir des solutions urgentes et durables, estimant que l’amélioration de leurs conditions de travail est indispensable pour garantir un système de santé efficace au service de la population en général.
Rédaction




