La structure citoyenne Nouvelle génération pour un avenir meilleur du Congo alerte sur le risque sanitaire observé ces derniers temps à Kadjucu, dans le territoire de Kabare, où la rougeole et la malnutrition se multiplient parmi les déplacés de guerre vivant dans la zone.
Dans une dépêche rendue publique ce lundi 20 avril 2026, et dont une copie est parvenue à notre rédaction, cette organisation indique que les cas de ces maladies ne cessent d’augmenter dans le village de Kadjucu ainsi que dans d’autres localités du territoire de Kabare accueillant des déplacés.
Amos Murhula, membre de cette structure, précise qu’en plus de la population locale estimée à plus de 7 700 ménages, la zone a accueilli plus de 13 000 déplacés de guerre en provenance des hauts plateaux de Kalehe. Ces derniers vivent dans des conditions particulièrement précaires, aggravant ainsi la situation sanitaire.
« En plus de la population locale de Kadjucu, estimée à plus de 7 700 ménages, il y a également plus de 13 000 déplacés de guerre venus des hauts plateaux de Kalehe. Cette situation a considérablement aggravé les conditions sanitaires et favorisé la multiplication des cas de maladies, notamment la rougeole et la malnutrition, dont les cas augmentent de jour en jour », a-t-il alerté.
Il ajoute que les besoins urgents dans cette partie du groupement d’Irhambi-Katana, ainsi que dans d’autres zones affectées, concernent notamment l’assistance alimentaire, l’accès à l’eau potable et les soins de santé.
Poursuivant son intervention, il souligne que, face aux conditions de vie difficiles que traversent ces populations, une aide humanitaire urgente est indispensable pour sauver des vies.
Il convient de rappeler que, depuis l’escalade des conflits dans l’Est de la province du Sud-Kivu, des déplacements massifs de populations sont régulièrement enregistrés, en raison des affrontements armés récurrents. Une situation qui ne cesse de se détériorer et qui nécessite une intervention rapide des organisations humanitaires.
Gabriel ACIRUSHOKOLIRE




