Le Mouvement des Sociétés Civiles du Congo (MSCO) a exprimé son inquiétude face à la recrudescence des cas de justice populaire dans la ville de Bukavu, selon une dénonciation rendue publique ce mardi 24 février 2026, dont une copie est parvenue à notre rédaction.
Dans son communiqué signé par son Coordonateur Joseph Musombwa, ce mouvement citoyen indique que ces actes deviennent récurrents. Le cas le plus récent remonte au 22 février 2026 : deux personnes ont été tuées sur l’avenue Muhungu, dans la commune d’Ibanda, et une autre dans la commune de Bagira.
Cette structure citoyenne condamne fermement ces actes de verdict populaire qu’il qualifie de graves atteintes à l’État de droit. Il appelle les autorités compétentes, investies de la mission de régulation et de maintien de l’ordre public, à prendre la situation en main afin de prévenir de nouveaux drames.
Le mouvement rappelle par ailleurs à la population de Bukavu que seules les juridictions légalement établies disposent du pouvoir de juger et de condamner les personnes soupçonnées d’infractions. Il souligne que la justice populaire expose à des erreurs irréparables et compromet le respect des procédures prévues par la loi.
« MSCO continue à condamner la recrudescence des cas de justice populaire. J’appelle la communauté à ne pas se rendre justice mais de laisser les instances judiciaires faire leur travail ainsi aux autorités compétentes de s’investir dans le maintien de l’ordre public afin de prévenir de nouveaux drames », a-t-il confié.
Cette structure citoyenne invite toute personne disposant d’informations susceptibles de contribuer à l’identification des présumés malfaiteurs à les transmettre aux services habilités, afin que la justice puisse exercer pleinement son rôle dans le strict respect des textes en vigueur.
Gabriel ACIRUSHOKOLIRE




